María Zambrano [24 Héroïnes électriques]

A l’heure du confinement, la pensée de Maria Zambrano enracinée dans un long exil est d’un bon soutien.

Née en 1904, Maria Zambrano (María Zambrano Alarcón) est une philosophe, enseignante et essayiste espagnole. Issue d’une famille d’enseignants, elle étudie la philosophie à Madrid avant de s’engager dans la guerre civile du côté des Républicains. A la suite du conflit, elle s’exile pendant la période franquiste. Elle enseigne la philosophie en Amérique Latine au Mexique et à Porto Rico puis en Europe, en France et en Italie avant de retourner dans son pays en 1984. Considérée comme une grande figure intellectuelle espagnole, elle reçoit deux prix prestigieux : en 1981 le prix Princesse des Asturies et en 1988 le prix Cervantès. Sa pensée philosophique matinée de poésie est décrite comme étant à la fois « métaphysique, psychologique et éthique ». Elle décède à Madrid en 1991. FX

Ses œuvres traduites en français (sélection SUDOC) :

Zambrano, Maria, Philosophie et poésie, Paris, Éditions Corti, 2015. Traduit de l’espagnol par Jacques Ancet.

Zambrano, Maria, L’agonie de l’Europe, [essai], Belval, Circé, 2011. Traduit de l’espagnol par Juan Carlos Baeza Soto, texte écrit en 1940.

Zambrano, Maria, La confession, genre littéraire, Grenoble, Jérôme Millon, coll. “Nomina”, 2007. Traduit de l’espagnol par Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay ; présentation de Jean-Marc Sourdillon.

Zambrano, Maria, L’inspiration continue, essais pour les perplexes, Grenoble, Jérôme Millon, coll. “Nomina”, 2006. Traduit de l’espagnol par Jean-Marc Sourdillon, avec la collaboration de Jean-Maurice Teurlay ; préface de Jean-Marc Sourdillon.

Zambrano, Maria, L’homme et le divin, Paris, José Corti, coll. “Ibériques”, 2006. Présenté et traduit de l’espagnol par Jacques Ancet.

Zambrano, Maria, Notes pour une méthode, Paris, Des Femmes, coll. “La Philosophe”, 2005. Traduction de Marie Laffranque.

Zambrano, Maria, Les rêves et le temps, Paris, José Corti, coll. “En lisant en écrivant”, 2003. Traduit par Gónzalo Flores et Annick Louis.

Zambrano, Maria, Apophtegmes, coll. “En lisant en écriant”, Paris, José Corti, 2002, édition établie par Gónzalo Flores.

Zambrano, Maria, Délire et destin, (les vingt ans d’une Espagnole), Paris, Des Femmes, coll. “La Philosophe”, 1997. Traduit de l’espagnol par Nelly Lhermillier.

Zambrano, Maria, Sentiers, Paris, Des Femmes, coll. “La Philosophe”, 1992. Traduit de l’espagnol par Nelly Lhermillier.

Zambrano, Maria, De l’aurore, Combas, Éditions de l’Éclat, coll. “Philosophie imaginaire”, 1989. Réédité en poche en 2015 (L’ Éclat-poche). Traduit de l’espagnol par Marie Laffranque.

Zambrano, Maria, Les clairières du bois, Sommières, Éditions de l’Éclat / Toulouse, Éditions universitaires du sud. Coll. “Philosophie imaginaire”, 1989. Traduit de l’espagnol par Marie Laffranque. Précédente édition à Toulouse en 1985.

  • Pour en savoir plus sur cette philosophe, voir l’article de Rose Duroux, « Le long exil de la philosophe espagnole Maria Zambrano (1939-1984) », Cahiers de la Méditerranée, 82 | 2011, 139-148. En ligne, URL : http://journals.openedition.org/cdlm/5727

Illustration : FX, Zambrano, Maria, « Paysage métaphysique de Maria », acrylique et feutre, 55×46, 22 juillet 2019.

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